Les magazines de mode c'est fini !

lundi 1 mai 2017


L'autre jour, j'allais prendre le train. Comme à mon habitude, j'arrive 20mn plus tôt pour déambuler dans le Relay. Immédiatement je me jette sur le rayons littéraire à la recherche des nouveaux sortis et des révélations du mois. Je jette un œil sur la presse féminine, et surtout sur les gros titres mode et là, j'ai eu un rejet.


Alors qu'avant, c'était tout naturellement que j'achetais mon Closer (ou un autre titre intelligent) pour passer le temps. Je ne sais pas bien comment vous expliquer mais sur le coup, ça m'a dégouté. Dégouté de voir à quel point on nous berne. Et je me suis aussi rendue compte que ça devait au moins faire un an que je n'avais plus consommé de presse mode. Etrangement, ça coïncide avec ma nouvelle vie.
Avant, j'engloutissais des Elle, Cosmo, Madame Figaro, Jalouse ... J'en voulais toujours plus ! Je me comparais aux nénettes sur les pages d'édito, je rêvais de m'y retrouver, je souriais quand j'y voyais une copine, je lisais les conseils make-up, j'entourais mes futurs achats, j'arrachais des pages ... Toute cette liste me donne le vertige ! Tant d'actions violentes alors que bouquiner doit être un plaisir et non un acharnement ... Tant de consommation pour au final ne pas être beaucoup plus heureuse.

Le fait de ne plus être à 100% dans ce monde superficiel m'a ouvert les yeux. Je vois la presse féminine d'un autre œil. Je ne veux PLUS être cette fille en couverture de Biba, je ne veux plus voir mes jambes prendre 15cm dans un magazine, je ne veux plus assister à la disparition de mes tâches de rousseur à cause de Photoshop. Je ne veux plus être malmenée par un féminin mode.

Et quand je prends un peu de recul sur tout ça, mon dernier abonnement papier est celui de Simple Things (magazine révélation de l'année 2016 me concernant ! Pépite pépite !). C'est assez troublant d'ailleurs comme revirement de situation. Simple Things m'apporte une simplicité de lecture et il ne me pousse absolument pas à un mode de vie ou à une consommation excessive de l'inutile.

Je trouve mon équilibre dans la presse paresse. Dans celle qui me laisse vivre. Si j'oublie mon magazine sur mon canap' pendant 2 mois, il ne sera pas passé de mode. Alors qu'un féminin, la tenue de la couverture sera déjà au placard pour laisser place à autre chose. Et je peux retourner dans ma lecture même après cette sieste de 2 mois, avec le même élan et le même plaisir.


Est-ce que ça s'appelle grandir ? J'en sais trop rien. En tout cas c'est un constat qui me fait du bien.

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5 commentaires:

  1. C'est vrai que tous ces magazines nous trompent avec toutes ces photos retouchées. Perso, je n'ai jamais trop été magazines féminins.
    Bizzz Deltrey
    http://deltreylicious.com

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  2. bravo !!http://intelligently-sexy.centerblog.net

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  3. Un peu facile de critiquer un système pour lequel tu ne travailles désormais plus... Toi même ayant véhiculer une sorte d'archétype (malgré ton combat louable contre la maigreur)

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    1. Et aujourd'hui, ça ne me fait plus autant vibrer de lire ces pages de magazines ! C'est surtout facile de critiquer quand on a travaillé là dedans j'ai envie de te dire ! Je sais de quoi c'est fait, et surtout comment c'est fait. Avant, c'était mon graal et maintenant, c'est très différent, je ne les vois plus du tout de la même manière !

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